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Siouxsie-Mantaray
par Lateigne le 09/05/2010

siouxsie-mantaraySiouxsie est de retour, mais cette fois-ci sans Budgie ni Steven Severin, pour un album que l’on pourrait donc presque qualifier de solo. Solo mais pas solitaire, car sur ce nouvel opus, nous retrouvons Steve Evans à la guitare et aux synthés, et Charlie Jones à la basse. Ces deux artistes n’en sont pas à leur premier coup d’essai… Ils apportent une touche “rock heavy” indéniable à Mantaray.
Steve Evans a effectivement travaillé avec le “très zeppelinien” Robert Plant et Charlie est le bassiste du groupe Goldfrapp.
En cette période de “revival” punk et post-punk, avec les films Control et Joe Strummer, il est de bon ton de passer le plumeau sur les dernières icônes qu’il nous reste. Ceux qui s’attendent à un album typiquement post-punk avec la “Ice Queen” aux commandes, en seront pour leurs frais. Non seulement elle a su garder ce qui fait sa marque de fabrique (une voix hors-normes et reconnaissable entre toutes, et un charisme incroyable), mais elle a su de plus intégrer un son que l’on pourrait qualifier de moderne, presque métal, avec des guitares accrocheuses sur “Into A Swan”, et des sons qui ne sont pas sans rappeler le meilleur de Einstürzende Neubauten. A travers dix titres d’une qualité constante, Susan nous fait glisser du rock avec “Into A Swan” et “About To Happen”, à la ballade douce-amère sur “If It Doesn’t Kill You”, en passant par un son typique des années 80, comme on peut l’entendre sur “One Mile Below”, avec ses percussions omniprésentes. Elle pousse même l’éclectisme jusqu’a frôler le jazz sur “Drone Zone”. C’est donc un album d’une grande richesse, où les ‘fans’, comme ceux qui la découvrent pour la première fois n’auront qu’une seule envie après avoir refermé ce petit disque rouge : en savoir plus sur sa discographie impressionnante, et qui sait… la voir sur scène.

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